communication non violente

Patrick Le Breton le 11/04/2012

patricklebreton40@gmail.com

 

 

COMMENT VIVRE DES RELATIONS SATISFAISANTES ?

 

 

Depuis quelques années, étant à la retraite, je me suis intéressé aux problèmes de communication. Après avoir examiné différentes techniques dont en particulier l’analyse transactionnelle d’Eric Berne, la méthode ESPERE de jacques Salomé, et l’affirmation de soi  de Frederic FANGET, je me suis plus particulièrement intéressé à la communication non violente de Marshall Rosenberg et plus pret de nous  Michel DIVINE (http://www.communicationbienveillante.eu/micheldivine/)   . Voici une synthèse des principaux aspects que j’ai retenus.

 

QUELQUES ASPECTS SUR L’ORIGINE DES CONFLITS :

LES FAITS ET LEUR  DESCRIPTION :

 

LES FAITS. Le dialogue est souvent biaisé : les phrases sont sorties de leurs contextes, les faits sont décrits de manière  partielle et partiale.

 

L’INTERPRETATION DES FAITS : un même fait peut engendrer plusieurs interprétations allant de la critique la plus forte du genre « il fait tout pour m‘embêter » à la plus légère « il a juste eu une saute d’humeur parce qu’il a mal dormi ». Autre exemple, si j’adresse une lettre à un ami  contenant un reproche et qu’il ne répond pas dans le mois qui suit, plusieurs interprétations sont possibles :

1- il  est parti en vacances et n’a pas pu lire ma lettre ;

2-  il  a compris mon reproche et tout est o.k. pour lui ;

3-  il  est très fâché et n’envisage pas de me répondre.

 

Pour un meme fait il peut y avoir des interpretations totalement différentes.Toutes ces interprétations se vivent au quotidien .Elles sont inhérentes à notre façon de fonctionner Soyez cependant  très prudent dans les interprétations notamment sur l’autre.

 

Nos interprétations sont affectées par nos croyances (issues elles-mêmes de ce que nous avons vécu). Nous avons tendance à étiqueter les gens et à généraliser, comme quand nous disons à quelqu’un : « tu es toujours en retard » au lieu de lui dire : « tu es arrivé a 16 heures 10 aujourd’hui au lieu de 16 heures comme convenu ».

DYSSIMETRIE ENTRE MOI ET L AUTRE

Si nous prenons le temps, nous pouvons ressentir ce qui se passe en nous. Il est quasiment impossible de savoir ce qui se passe en l’autre (ses sentiments et ses besoins, ses croyances, les points sensibles sur lesquels il risque de réagir fortement, etc.…..).

Nous pouvons essayer de nous changer. Il est impossible de  changer l’autre.

Tout ceci est préjudiciable à une bonne communication et source imminente de conflit.

PROPOSITION DE SOLUTION

Face à cela Marshall Rosenberg, Thomas d’Ansembourg et Michel Diviné dans son blog consacré à la communication bienveillante ( pour l’obtenir faire sur google «  connexion cnv » )  nous proposent non pas d’être gentils (d’édulcorer la communication) mais d’être « vrais » : d’exprimer  ce qui est vivant en soi sans violence, de façon bienveillante.

De façon plus précise :

–         Etre précis sur les faits pour éviter toute interprétation et toute critique éventuelle

–         Identifier (auto-empathie) ses besoins et les sentiments qui en découlent et qui nous font agir. (je suis en colère car j’ai besoin de paix). Il est en effet possible  de se connecter à soi de façon bienveillante.

–         Cette prise de conscience entraine souvent un bien-être intérieur. Faites le calme en vous – si possible – avant de communiquer avec l’autre. Choisissez le moment approprié pour aborder votre interlocuteur. Nous communiquons ce qui est vivant en nous en privilégiant l’utilisation du « je », en évitant l’utilisation du « tu », « il » ou « on »  qui on l’effet inverse.

–         Faire à l’autre une demande concrète et réalisable (j’aimerais que tu fasses ton lit).  Une demande et non une exigence.

 

Pour communiquer avec autrui, il est très hasardeux de se lancer dans des interprétations. En revanche, nous pouvons aider autrui à s’exprimer en étant empathique envers lui.

–         Etre a l’écoute (empathie envers l’autre) des sentiments et des besoins d’autrui en l’aidant à les identifier, les décrire et les reformuler (« tu es en colère car tu as besoin de paix…..   est-ce bien cela ? »)

–         Favoriser une connexion dans le dialogue avant d’aborder les questions qui peuvent parfois être brûlantes afin de les traiter de façon apaisée à un moment choisi.

Avec cette pratique qui s’apparente à l’apprentissage d’une langue qui demande du temps et de la pratique, beaucoup de conflits peuvent être éliminés. Elle peut servir à apaiser la relation entre 2 personnes ou dans un groupe. Elle est aussi utilisable dans le cadre de  médiations.

Mots-clés :communication, communiquer,parler,dialogue,relation,relationnel,bien-être,harmonie ,conflits

Cet article est dans la page Facebook : « communication bienveillante ».

Dans cette page vous pourrez retrouver d’autres articles .

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